Qu’est-ce que le Slow Content ? Explications simples

 dans Actualités, Rédaction print et web

Avez-vous entendu parler du Slow content ? Cette vision alternative du marketing est à l’origine de nouveaux types de contenus rédactionnels sur le web. Plus durable et plus long, il présenterait de nombreux avantages en termes de référencement naturel. De quoi interpeller les créateurs de contenus ! Qu’est-ce que le Slow content ? Comment le mettre en place ? Tour d’horizon de ce format issu de l’écologie digitale.

C’est quoi le Slow content ?

Une réaction à la Junk information

Le Slow content, ou Soft marketing, se définit d’abord contre à la surconsommation d’informations. Il se veut comme un positionnement marketing différent de ce que l’on peut voir habituellement sur la Toile. En effet, les contenus rédactionnels courts et répétitifs pullulent, à l’image des Snack contents.

Vous connaissez sûrement ces derniers : citation inspirante, image, GIF… Ils sont destinés à capter l’attention d’une audience et à devenir viraux. Rapides à consommer, ils sont bombardés en masse sur les réseaux sociaux, ou vite publiés sur un blog pour lui assurer un peu de sang frais… Cette masse d’informations en continu gave les internautes, dans tous les sens du terme !

Les conséquences se situent d’ailleurs au niveau de l’utilisateur : si le temps d’attention moyen était de 12 s en 2000, il a considérablement diminué avec les années. Aujourd’hui, 40 % des internautes quittent un site qui met plus de 3 secondes à s’afficher… Ils ont aussi tendance à lire en diagonale et dépassent rarement les 300 mots. Que faire dans ce cas pour réussir à fédérer une audience ? Publier encore plus que le concurrent ? Tâcher de faire le buzz, bref, amplifier le phénomène ? La boucle est (mal) bouclée…

Slow content : attention, ralentissement !

Le Slow content revient à adopter un autre rythme de communication. Il invite à rebâtir sa stratégie autour de trois notions :

  • l’utilité du contenu ;
  • sa durabilité ;
  • son inscription dans l’identité de la marque.

En privilégiant des contenus longs à forte valeur ajoutée, il se concentre davantage sur l’utilisateur, en attente d’informations de qualité. C’est d’ailleurs tout l’enjeu : reconquérir le public en lui redonnant confiance dans le marketing de contenus !

Comment faire du Slow content en 4 étapes ?

La production de contenu sur le web vise en premier lieu le partage d’une information utile. Celle-ci doit pouvoir répondre à un besoin ou résoudre un problème. Dans une démarche de Slow content, il faut aussi aller puiser du côté des valeurs de la marque ou de l’entreprise. La singularité est la signature de ce type de contenu, unique et fortement identitaire. Voici 4 étapes pour se lancer.

1/ Cibler son audience

En amont de votre projet, il vous faudra définir vos personas. Il s’agit de personnages fictifs symbolisant les clients que vous souhaitez atteindre. Centres d’intérêt, âge moyen, type de consommation… Toutes ces caractéristiques entrent en ligne de compte. Vous devez connaître votre futur client comme si il était votre meilleur ami ! C’est de cette façon que vous pourrez lui proposer ensuite des contenus adaptés à ses besoins. Prenez également le temps de vous demander si le Slow content peut répondre aux attentes de vos lecteurs. Si la réponse est oui, c’est parti !

2/ Définir une ligne éditoriale

Il s’agit de réfléchir à l’orientation que vous souhaitez donner à votre site, en fonction de vos perspectives. Pour bâtir une bonne stratégie éditoriale, vous devez définir vos objectifs et vos indicateurs de performance. À partir de là, les sujets à traiter, la fréquence et la longueur des publications, ainsi que le ton à adopter seront à fixer. Dans le cas du Slow content, vous pouvez envisager des contenus rédactionnels d’au moins 1500 – 2000 mots et 2 à 3 publications mensuelles. Ne faites pas l’impasse sur cette étape préparatoire, car c’est elle qui garantit la cohérence de votre marque sur le web !

3/ Produire des contenus à forte valeur ajoutée

Le Slow content est très personnalisé et structuré ; par conséquent, il nécessite une gestion plus importante, impliquant esthétique, documentation et durabilité. Pour ces raisons, mieux vaut de faire appel à un rédacteur web ! Grâce à ses compétences en rédaction, celui-ci pourra faire ressortir la singularité de la marque ou de l’entreprise et lui donner un ton. Il pourra également travailler les contenus afin de leur donner de la profondeur, mettant en valeur l’expertise de son client. Enfin, en alliant travail autour des requêtes-clés et storytelling, il peut assurer la production régulière de textes de qualité optimisés pour le référencement naturel.

4/ Recycler les articles existants

Retravailler les contenus déjà publiés est aussi une façon d’adopter le Slow content. Vous pouvez étoffer votre propos ou développer une nouvelle idée. Vous pouvez également envisager de transformer votre article en vidéo ou en podcast. De cette manière, vous lui donnerez une nouvelle impulsion et toucherez sans doute de nouveaux publics. Enfin, misez également sur une infographie. Parfaite pour vos réseaux, elle apportera une touche unique à votre article ! Le recyclage de contenus est une bonne solution pour optimiser son référencement tout en apportant de la valeur ajoutée. En termes de temps et d’énergie, c’est un excellent retour sur investissement !

Le Slow content, en proposant une approche marketing raisonnée et sélective, participe à l’écologie digitale. Alors, exit, les formats courts ? Non ! Trouver un équilibre entre contenus longs et contenus courts est d’ailleurs sans doute la clé d’une bonne stratégie éditoriale. Ou comment adresser les bons formats au bon moment, suivant le profil de l’utilisateur !

Avez-vous déjà testé le Slow content ? Est-ce que c’est un format qui vous tente ou qui vous impressionne ?

slow-content-explications

Articles récents
Showing 2 comments
pingbacks / trackbacks

Laisser un commentaire