Comment lutter contre la pollution numérique ?

 dans Actualités, Rédaction print et web

Comment lutter contre la pollution numérique ? 5 mesures à mettre en place tout de suite !

Si elle n’est pas visible à l’œil nu, la pollution numérique est pourtant bien réelle. Comment limiter celle-ci dans un monde envahi par les smartphones, les ordinateurs et les objets connectés ? C’est une question qui me concerne de près : rédactrice web SEO freelance, je travaille sur le web toute la journée. Bonne nouvelle : il est possible d’agir chacun à notre niveau pour essayer de limiter l’impact du numérique sur l’environnement ! Entre bonnes pratiques et nouvelles habitudes à prendre, voici comment lutter contre la pollution numérique en cinq points !

Déforestation

1/ Faire durer son matériel informatique

Un circuit qui épuise les ressources

Lors de sa fabrication, un ordinateur portable de 2 kg va nécessiter 800 kg de matières premières et 124 kg de CO2. Si, en quelques dizaines d’années, la technologie a fait des progrès incroyables, c’est malheureusement souvent aux dépends des ressources naturelles. Lutter efficacement contre la pollution numérique passe par une prise de conscience de l’impact de nos équipements sur l’environnement. Pour chacun, l’étape de fabrication est celle qui se montre la plus gourmande en énergie. Il est donc impératif de repenser notre façon de consommer : est-il vraiment nécessaire de remplacer son smartphone tous les ans ?

Comment entretenir son matériel ?

Voici quelques idées pour acheter et prendre soin de ses équipements  informatiques en respectant au mieux la planète :

  • en cas de panne, penser d’abord à faire réparer plutôt qu’à racheter ;
  • s’équiper avec du matériel reconditionné ou d’occasion ;
  • installer des logiciels de protection contre les virus ;
  • privilégier les labels environnementaux comme l’écolabel européen ou l’écolabel nordique ;
  • résister au chant incessant des sirènes promotionnelles !

2/ Adopter de bonnes pratiques

Devenir un utilisateur éco-responsable

L’impact du numérique sur l’environnement se voit également dans les émissions de gaz à effet de serre. Si certains sont dus au fonctionnement des datas centers et des réseaux électriques, plus de la moitié provient de nos appareils personnels. Voyons ça comme une bonne nouvelle : nous pouvons tous agir concrètement pour faire baisser la quantité d’énergie consommée. Vous êtes partants ? Voici ci-dessous quelques idées d’actions.

Quelles solutions contre la pollution numérique ?

Vous triez vos déchets physiques ? Voilà comment faire pareil avec leurs équivalents numériques !

  • désinstaller les logiciels qui ne vous servent pas ;
  • dans votre navigateur, fermez les onglets dont vous n’avez plus besoin ;
  • programmez une mise en veille rapide pour éviter de garder l’appareil allumé pour rien ;
  • diminuez la luminosité de l’écran: moins d’énergie utilisée, plus de confort pour vos yeux !
  • passez en mode économie d’énergie (Pas vous, hein, votre ordinateur. Enfin, vous aussi, si vous voulez !) ;
  • éteindre l’ordinateur une fois que vous n’en avez plus besoin ;
  • si votre appareil est branché sur une multiprise avec d’autres équipements, éteindre celle-ci. Sinon, tout ce petit monde va rester en veille !

surfeur sur une vague

3/ Bien surfer sur le web

Tsunami digital

En seulement une heure, le web enregistre l’envoi d’environ onze millions de mails et la recherche de deux cent vingt-deux millions de requêtes. Vous pouvez encore y ajouter vingt-huit millions de tweets, cinquante-quatre millions de connexions sur Facebook, etc. La liste est longue ! Si ces échanges sont immatériels, ils pèsent pourtant lourd en termes de pollution digitale. En effet, une donnée numérique, comme une vidéo ou un fichier téléchargé, parcourt en moyenne quinze mille kilomètres. Soit pratiquement la distance entre Paris et Nouméa, en Nouvelle-Calédonie ! Multipliez maintenant cela par le nombre de données circulant chaque seconde dans le monde : le résultat donne le vertige !

Comment agir ?

Gagnez en efficacité en mettant en application quelques conseils :

  • utilisez des mots-clés précis, afin de limiter l’énergie numérique déployée à chaque requête ;
  • cloud, cache de l’ordinateur, dossier Téléchargements… Pensez à les vider régulièrement ;
  • vous cherchez un site précis ? Taper directement son adresse dans la barre de votre navigateur ;
  • ajoutez vos sites préférés à la liste des Favoris; là encore, moins d’énergie en perspective pour y retourner quand vous en avez besoin ;
  • choisissez un moteur de recherche à l’âme verte, comme Ecosia.

4/ Gérer efficacement sa boîte mail

Boîte mail : la tornade !

Combien recevez-vous de mails par jour ? Sans doute beaucoup ! Entre les mails professionnels et privés, les newsletters ou les publicités, c’est un nombre impressionnant de données qui arrivent dans nos boîtes mails. Or, d’après le site Cleanfox, le stockage d’un email durant un an représente 10 g de CO2 dégagé par les datas centers. On atteint même les 19 g avec un mail comportant une photo ou une pièce jointe. Autant vous dire qu’en termes de pollution numérique, le total pèse lourd… D’autant que nous gardons des mails que nous ne lisons pas !

Ne vous laissez plus inonder !

Voici comment diminuer la pollution numérique dégagée par nos boîtes mails au quotidien :

  • éviter les signatures trop lourdes. Mieux vaut un peu de texte avec l’essentiel qu’une image ;
  • si possible, limiter l’envoi de pièces jointes. Vous en avez beaucoup, ou bien elles sont très lourdes ? Vous pouvez alors vous tourner vers des sites de partages de dossiers comme WeTransfer ;
  • limiter aussi (quand c’est possible !) l’envoi en groupe. Quand je pense envoyer un mail à vingt personnes, en réalité, c’est vingt mails qui partent !
  • pas d’état d’âme : éliminez les spams!
  • enfin, privilégiez les mails courts, structurés et faciles à lire. Eh oui, rester longtemps sur un ordinateur pour lire pollue aussi. Ce conseil est aussi valable pour votre site internet : mieux vaut des contenus bien construits et percutants ! Vous cherchez justement quelqu’un pour vous en rédiger ? Rédactrice web SEO freelance, je suis à votre écoute !

5/ Faire bonne impression

Désolée pour cette vanne pourrie : il est 22 h 25… Et merci de m’avoir lue jusqu’ici !

Stop à l’avalanche de papier !

Si la pollution digitale ne se voit pas directement, il est un dommage collatéral qui sort directement de nos imprimantes. De nombreuses sociétés ont entrepris d’éditer des guides de bonne conduite en interne afin de limiter les déchets papier. Pour autant, le papier ne pollue pas forcément plus que le numérique, comme l’ont montré les quelques chiffres que je vous aie donnés juste avant. Reste à être raisonnable : en France, nous consommons encore 8,8 millions de tonnes de papier par an ! Alors même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’un impact du numérique sur l’environnement, il me paraissait important d’aborder aussi ici la question des impressions papier.

Je veux réduire mes déchets papier !

C’est parti :

  • imprimer sur du papier recyclé;
  • opter pour le recto-verso;
  • choisir une police d’écriture économe en encre. Oui, toutes ne se valent pas ! Il existe même maintenant des écofonts permettant d’économiser de l’encre à l’impression ;
  • utiliser des encres labellisées;
  • régler les paramètres de votre imprimante pour privilégier le noir et blanc en version brouillon ;
  • fabriquer des carnets de notes ou de coloriage avec des feuilles de brouillon.

Jeune pousse entre planches de bois

Vous souhaitez en savoir plus sur comment lutter contre la pollution numérique ? Je vous conseille de télécharger La Face cachée du numérique, un rapport publié par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Énergie (ADEME). Et si vous êtes prêts à relever le challenge, vous pouvez également télécharger l’application We Act for Good de la WWF. Elle contient une partie sur la pollution numérique et vous accompagne dans votre démarche grâce à de petits défis ! Au passage, ces conseils vous sont gracieusement offerts, je ne travaille pas avec ces organismes. Et vous, avez-vous d’autres conseils à me donner pour diminuer la pollution digitale ?

 

Articles récents
Showing 2 comments
  • Estelle
    Répondre

    Merci pour cet article qui remet les idées au clair ! En effet, il n’y rien de plus fourbe que la pollution numérique puisqu’elle ne se constate pas concrètement… Ce sont des gestes plein de bons sens que l’on peut appliquer au quotidien 🙂

    • Gwenn
      Répondre

      Merci Estelle ! C’est vrai que la pollution numérique passe complètement inaperçue. Un comble dans le monde connecté qui est le nôtre !

Laisser un commentaire